Sois le changement que tu veux voir dans ce monde...

La pluie est triste.







N'as-tu pas honte pauvre petite fille?
De vouloir partager ton malheur?
De vouloir que les autres comprennent?
Ne ressens-tu rien pour leur enlever leurs rares moments de bonheur?
Eux qui ont déjà tant de mal avec leur propre malheur…
Pleure.

Oh... Le ciel pleure.
Traduction: Ohhh... Le ciel pleure.





Image by azuzephre.



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Entendre l'invisible.







Forêt de Büdingen

Le commencement est toujours le même.
Sous un ciel bleu.
J'ai enfin trouvé Le lieu.
Pour la promesse,
D'être en sécurité et de pouvoir avancer.
Ce rêve est devenu réalité.
Personne n'y sera tenu en laisse.
J'ai entendu le bruissement des feuilles,
Libérées par le vent lui-même.
Cette douce mélodie,
Ne se trouve qu'ici.
Parmi les cerfs et les écureuils.




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Juste la fin.







Je suis perdue.
Je ne sais plus quoi faire.
Je m’entête et répète…
… les mêmes erreurs.
Le cercle vicieux est lancé.
Et c’est ma vie qui est touchée.
Et personne n’est encore arrivé à me réveiller
Et personne n’est là pour me sauver
Personne.
Je suis abandonnée.
Je croyais m’y être préparée.
Amères illusions de mes pensées.
Aide-moi, aide-moi.
Tu ne comprends pas.
Vous ne comprenez pas.
Et ils ne comprennent pas.
Mais je ne vous en veux pas.
C’est ça, le pire pour moi.
Je vous pardonne, mais je me hais.
Je me hais de vous pardonner.
Et je vous aime toujours.
Toujours autant, si ce n’est pas plus.
Ironique, n’est-ce pas ?
Pourtant, il continue son chemin.
Et bientôt je ne serais plus rien.
Je serais un souvenir lointain.
D’un temps bien ancien.
Je vous voyais vous en aller.
Et pourtant je n’ai rien fais.
Ou peut-être pas assez.
On s’est éloigné.
J’ai regretté.
Mais vous m’avez ignoré.
Je suis invisible à vos yeux désormais.
Mais je vous ai déjà pardonnée.
Et au ciel, je vais aller.
Trop tard, c’est décidé.





©A2l8, 2007.





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Comment se rappeler?







Tu te rappelles? Comment tu étais.
Si gentille, si compréhensive, si généreuse.
Si naïve, si jeune, si innocente.
Si insouciante, si patiente, si...

Tu te rappelles? Comment tu as changé.
Ne plus rire de la même façon.
Ne plus crier de la même façon.
Ne plus pleurer de la même façon.

Tu te rappelles? Comment tu es maintenant.
Se délecter du malheur d'autrui.
Se mettre à rire du sang et de la mort.
Se réjouir de la laideur du monde.

Tu te rappelles? Comment as-tu changé?
Non, tu ne peux pas.
Non, tu ne dois pas.
Non, c'est un secret, ne le dis pas.

Tu te rappelles? Comment on dit "Chut..."?






©A2l8, 2007.





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Le temps qui passe...







Plus le temps passe et plus je souris.
Plus le temps passe et moins je suis vraie.
Plus le temps passe et plus je suis artificielle.
Plus le temps passe et moins je suis moi.
Plus le temps passe et plus je m'éloigne de vous.
Plus le temps passe et moins je suis dans ce monde.
Plus le temps passe et plus je perds ma joie de vivre.
Plus le temps passe et moins j'arrive à être là pour vous.
Plus le temps passe et plus je m'abandonne à mes idées noires.
Plus le temps passe et moins je vois que vous aussi vous allez mal.
Plus le temps passe et plus le temps est passé.
Plus le temps passe et moins l'avenir est loin.
Plus le temps passe et plus je m'approche de la fin.
Plus le temps passe et moins je vis, encore.






Heureusement à la base je voulais faire quelque chose de joyeux et dynamique, apparemment ça sera pour une prochaine fois.





©A2l8, 2007.






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Sortir du silence : Chacun pour soi.







Un autre poème extrait de la fanfiction Sortir du silence, de Gody. (J'ai eu son autorisation, il y a un bout de temps d'ailleurs de publier ses poèmes)

Warning : le sujet des poèmes de cette fanfiction est le viol, voilà tout est dit.







Deux bocals, deux poissons, seuls.

Chacun pour soi.


Personne ne veut savoir les problèmes d’autrui.
Ils se disent qu’ils sont heureux dans leur vie.
Et qu’ils n’ont pas besoin d’autres problème.
Chacun pour soi.
Pourquoi s’embêter avec une bête histoire d’agression sexuelle.
Alors qu’il est beaucoup plus aisé.
De toute oublier et de passer son chemin.
Chacun pour soi.
Même si c’est la famille.
Même si on l’aime à notre façon.
Ses problèmes sont ses problèmes.
Chacun pour soi.
Pourquoi s’embêter à pleurer.
Sur une histoire qui ne nous concerne pas?
Pourquoi faire attention à sa souffrance.
Alors qu’elle nous rend en même temps malheureux?
Chacun pour soi.
Mieux vaut jouer à l’autruche.
Et oublier la tristesse qui voile ses yeux.
Mieux vaut l’ignorer que d’éprouver de la pitié.
Chacun pour soi.
Pourquoi la consoler.
Alors qu’on sait pertinemment qu’un jour elle cessera de pleurer.
Pourquoi la regarder souffrir.
Alors qu’il est beaucoup plus facile de passer son chemin.
Chacun pour soi.
A qui cela fait du tord.
Qu’on fasse l’ignorant.
Qui cela blesse-t-il alors que celle a qui on fait ça.
Ne nous dit rien et n’attend rien de notre part.
Chacun pour soi.
On n’a qu’a attendre qu’elle aille mieux.
Qu’elle sourit, même hypocritement.
Plutôt que de la consoler et d’entendre ses problèmes.
A quoi cela servirait-il?
Chacun pour soi.






Image trouvée sur Photo se sentir seul © Lotfi Mattou.





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